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Le rôle des programmes agroenvironnementaux dans la réalisation des objectifs de protection de la biodiversité

Le cas d’une étude empirique dans le Sud de la France

La prise en compte de l’environnement doit être intégrée le plus tôt dans la conception d’un projet, d’un plan ou d’un programme. Après application des phases d’évitement et de réduction, vient la compensation des dommages résiduels identifiés qui n’ont pu être ni évités, ni suffisamment réduits. Dans son application, cette troisième phase se matérialise le plus souvent sous la forme d’activités de restauration naturelles et cristallise généralement différents conflits liés à l’utilisation des sols.

A travers cet article publié dans la revue Ecological Economics, les auteurs ont pu analyser les solutions envisageables pour répondre aux défis soulevés lors la mise en oeuvre de mesures de protection de la biodiversité. Ici l’objectif majeur s’est avéré être l’implication des agriculteurs à travers des « Programmes de compensation de la biodiversité » soit « Agri-environmental Biodiversity Offsets Schemes » (ABOS) en anglais.

Ce travail a pu s’effectuer en proposant notamment une analyse empirique au sujet d’un grand programme de compensation lors de la construction d’une ligne ferroviaire dans le sud de la France.
Ce document s’appuie donc sur une enquête réalisée en coopération avec 145 agriculteurs ayant permise de définir les principaux déterminants d’acceptabilité de ces programmes :

  • Les facteurs socio-économiques,
  • Les normes sociales,
  • La confiance envers les institutions contractantes,
  • La facilité d’intégration dans les activités agricoles.

Bien que les projets ABOS permettent aux aménageurs de répondre à leurs exigences légales, certaines limites et préoccupations majeures peuvent être soulevées, notamment au sujet de l’additionnalité des mesures de protection de la biodiversité.
Effectivement, pour être éligibles il est demandé que les agriculteurs sélectionnés ne mettent en œuvre aucune pratique agricole qui viserait des résultats semblables en matière de protection de la biodiversité et que par conséquent elles puissent être envisagées grâce à l’aide apportée par le projet ABOS.
Un point de vigilance est donc mis en avant dans le document quant à la qualité et à la précision des évaluations pré-contractuelles pour éviter tout « effet d’aubaine » et donc éviter des pertes nettes de biodiversité dans l’ensemble.

Pour conclure, des recommandations stratégiques et des perspectives de recherche pour améliorer la mise en œuvre des ABOS pour la nature et les personnes sont donc proposées.

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